Disposition des planètes en Maisons : peut-on  ignorer le pouvoir de l’amour sur la volonté ?

Joseph Wronski* , mathématicien au XIXe siécle a donné une version du découpage du zodiaque : ce découpage a servi des générations d’astrologues puisqu’il renferme une approche vérifiée par l’observation. Ce que vous allez lire ici, est une théorie sur l’homme qui sait évoluer malgré son determinisme , ce qui ne restera que théorique s’il ne dépasse pas celui-ci, car conditionné, il ne sera donc jamais libre.

Dans « les lois de la création de Hoëné Wronski, » le découpage des maisons astrologiques s’inscrit dans une vision   fondée sur une structuration dynamique de l’espace-temps à partir du sujet incarné.

Cependant, il faut mentionner nous ne voulons jamais  dans le vide,  toujours en fonction de ce que l’on aime, désire ou valorise, donc  l’amour n’est pas juste un sentiment, c’est un moteur caché de la décision. Ceci dit voici sa théorie pratique :

Le point de départ est l’horizon local, qui représente la relation fondamentale entre l’individu et le monde manifesté. Cet horizon n’est pas seulement une ligne géométrique mais une frontière  entre l’invisible et le visible, entre le potentiel et l’actualisé, une frontière fondamentale entre ce qui existe et ce qui n’est pas encore  manifesté. À partir de cette base, le ciel est divisé selon un principe de déploiement de la conscience en quatre axes majeurs : l’axe horizontal (Ascendant-Descendant) qui exprime la relation à soi et à l’autre, et l’axe vertical (Milieu du Ciel-Fond du Ciel) qui exprime la tension entre l’origine et la finalité. Ces axes structurent un espace quaternaire, fondement de toute manifestation.

Le découpage en douze maisons procède ensuite d’une subdivision ternaire de chacun de ces quatre quadrants. Chaque quadrant de trois maisons représente une phase de l’expérience progressive du réel : (émergence, incarnation, relation, accomplissement), et chaque division interne d’une maison  affine cette phase en trois moments (impulsion, stabilisation, transformation). Ainsi, les maisons ne sont pas de simples secteurs égaux ou arbitraires, mais l’expression d’un processus vivant où la conscience se déploie selon des lois mathématiques et métaphysiques.

Le mouvement diurne, lié à la rotation de la Terre, sert de support à cette division en introduisant la temporalité dans la structure spatiale : les maisons deviennent alors des phases d’actualisation de l’être dans le temps. Le système des maisons est donc, dans cette perspective, une projection du sujet dans le cosmos, où chaque secteur traduit une modalité personnelle de participation à l’ordre universel.

Les quarts qui divisent le cercle zodiacale en quatre,  s’apparentent à l’espace-temps, le thème étant la vie entière mais on ne sait pas combien elle dure, donc on ne peut diviser équitablement.

Traditionnellement, on compte 7 ans par  maison (des maisons quasi équivalentes aux signes) de plus ou moins 30°, ce qui fait 84 ans, le moment du retour d’Uranus à sa place natale, que certains dépassent et que d’autres n’atteignent pas.Mais on sait que selon le lieu et l’heure certaines maisons sont beaucoup plus grandes tandis que les autres sont plus petites.

L’âge localise l’analyse sur un point déterminé. et renvoie à une structuration très rigoureuse du réel :  fixer un repère, ancrer l’observation dans une loi unique. On est dans la pensée d’un l’ordre, presque mathématique, où chaque chose a sa place dans un système cohérent.

Chaque quadrant, une fois divisé en trois, fait émerger des axes secondaires (dont III/IX, V/XI, MII/MVIII) qui traduisent des fonctions  personnelles et specifiques de la conscience, plutôt que des principes structurants universels.

Le Premier quart de l’ASC (à l’Est) jusqu’au FC  est l’enfance. A  moins que la Lune ne soit très maléficiée, ou surtout éclipsée, l’absence de planètes dans ce quart indique une enfance qui s’écoule dans des conditions normales, mais Saturne dans cette partie indique une certaine froideur – marquée d’une empreinte douloureuse : l’enfant ne rêve pas : il est face à des adultes, qu’il observe.

La maison II, correspondant sur le plan physique à la seconde dentition, renseigne sur la valeur et la facilité des échanges organiques, la force de reconstitution des cellules, la résistance nerveuse, la capacité d’absorption. L’axe MII/MVIII, se traduit par le métabolisme : assimilation et désassimilation.  La croissance se fait en hauteur.

La MIII correspond aux premiers échanges avec l’environnement proche, fratrie, cousinage, personnes vivant à proximité, mais cela ne les dépeint pas. ; l’axe MIII/IX n’est donc pas un axe de départ, il apparaît à l’intérieur de cette subdivision. La MIII correspond à la fin du premier quadrant (mise en forme concrète de l’expérience immédiate, compréhension du proche), la MIX correspond à la fin du quadrant opposé (sens, ouverture à une vision plus large). L’axe MIII/IX (les axes internes issus du découpage en 3) est donc un axe secondaire qui relie le  comprendre « proche »  au comprendre « global ».  

Le second quart, de MIV/FC, MV à MVI  est en rapport avec le physique, la MVI bordée par l’ouest du thème – est en rapport avec la vie sensible, liée aux impressions sensorielles de l’enfance. La croissance se fait en largeur.  L’individu passe de la tutelle familiale à l’émancipation, puis devient majeur. (les animaux dépendent de la MVI et son quelque fois le refuge de l’enfant).

Le plein exercice du pouvoir se juge à l’entrecroisement des courants venant à la fois du MC , de MV et de l’ASC. Pourquoi de la MV ?

Le Troisième quart MVII, VIII, IX est la vie de l’âme, le pouvoir  de la pensée, le rayonnement personnel.  Le centre en MVIII, fixe la régression de la vie physique au profit de la vie spirituelle. A ce stade, le système nerveux échange avec un autre Moi qui vient au monde. Il en résulte hypersensibilité, accidents pathologiques, idées fixes d’ordre métaphysiques, scientifiques ou religieux (face à la période de l’enfance en MII). L’adulte aura une grande réceptivité provenant d’un amas éventuel dans cette maison et le monde de l’invisible exercera une attirance irrésistible  rendant perméable aux influences cosmiques.

Le quatrième quart de MX,XI à MXII est celui où l’être se situe dans le monde des principes, avec l’idée de justice, il a conscience de sa valeur, de son pouvoir personnel, et surtout de la réalité des choses. L’homme est à la fin de sa vie, il fait autorité par son savoir, son expérience et sa valeur. Il se replie comme l’enfant se concentre. Son rôle est de pressentir la vérité par le dedans, la vivre, et la rejeter vers le dehors, pour retourner à l’universel : il enseigne et restitue.

Par le MC, l‘homme a acquis le discernement, le sens de sa responsabilité morale et sociale, par l’ascendant la force de sa résistance, de son pouvoir personnel, les moyens et aptitudes dont il dispose pour prendre sa place dans la vie sociale.

Le centre MXI  est un axe de transmission avec la MV. Il est lié aux transformations morales et volitives. Comment   ignorer le pouvoir de l’amour sur la volonté ? Si l’être humain transmet physiquement la vie en MV, il la reçoit spirituellement en MXI. L’être juge ses actes et leur répercussion dans l’avenir.

Lorsqu’il y a prédominance à la gauche du MC (à l’Est), il y a inhibition, résistance, il y a une autodéfense par rapport au monde extérieur qui limite l’activité : le Moi est plus fort que le Soi. Les états de tension sont fréquents. Lorsque c’est le contraire, l’être tend vers l’activité extérieure, il se garantit moins. Dans ce cas la sensibilité augmente, par la multiplicité des contacts avec le monde extérieur.

La disposition de deux luminaires conjoints sous l’horizon semble donner au subconscient un pouvoir d’action, dont le sujet ne soupçonne ni la portée, ni la répercussion. Il croit agir par sa seule volonté, quand en vérité, il obéit à des voix secrètes, des reviviscences. 

Si les luminaires ne sont pas conjoints, les natifs se demandent s’ils n’ont pas fait fausse route dans l’existence, et avancent en tâtonnant. Quelques-uns se laissent guider par leur intuition. D’autres ne parviennent pas à vaincre la peur que leur crée la vie…Voir thémes exemples ci-dessous.

En ce moment, nous voyons que cet ordre séculaire qui a inspiré ce mathématicien n’est pas respecté, que les lignes sont floues  depuis le passage de Neptune en Poissons, et nous allons voir si  la conjonction Saturne-Neptune en Bélier peut symboliquement mettre de l’ordre dans tout cela. 

 

 

*Jóseph Wroński, né le à Wolsztyn en Pologne ,  mort le à Neuilly sur Seine, est mathématicien,  scientifique et  philosophe. 

Notes d’après ML Herboulet : livre « les lois de la création de Wronsky  »