le signe du Cancer et l’insécurité émotionnelle,

Durant le mois du signe du Cancer – maitrisé par la lune- on s’interroge sur les questions maternelles, liées à l’émotion, à la mémoire et à l’affect.

Certaines vies de femmes sont marquées par les abandons successifs, d’abord dans l’enfance,  ensuite dans leur vie, mais elles sont incapables de dire pourquoi elle quitte à leur tour.

Il en résulte  un manque, quelquefois une culpabilité, et ensuite  une révolte qui les poussent à chercher autre chose : elles veulent apprendre à avoir une vie accomplie sans remords, ce que la société ne les aide pas à faire,  tant la culpabilité est inscrite dans la logique patriarcale. Cela s’exerce particulièrement au niveau de la maternité qui est et fut, la fonction primordiale des femmes : n’oublions pas que nous sommes aussi des animaux pensants  !

On peut souvent parler de fragilisation maternelle au départ, qui entraine une suite inexorable de rupturesAvant d’étudier le cas de la fragilisation maternelle étudié en transgénéalogie, il faut dire qu’ aujourd’hui beaucoup de femmes choisissent,  consciemment,  de ne pas avoir d’enfants sans qu’il y ait traumatisme, ou fragilisation. Il peut simplement s’agir d’un autre rapport à l’identité, à la liberté, au travail, au corps, au temps, où la réalisation personnelle devient centrale.

Le cas de Violette Morris, une pionnière dans le sport, née en 1893, en est un exemple. Chez elle, le signe du Cancer régit deux maisons – liées par la Lune – en MIII et MIV (fratrie et foyer)n qui est sur l’ASC en exaltation dans le signe du Taureau, très attaché à la famille qui n’a pas voulu d’enfant toute tournée vers le sport.,

Il faut  distinguer la non-maternité  liée à des peurs archaïques, d’une non-maternité en quelque sorte « culturelle » puisque la transformation   n’est pas automatiquement une pathologie née d’un traumatisme.

Ce qui   est important n’est pas  pas tant le fait d’avoir ou non des enfants, mais la manière dont une personne vit l’attachement,  la dépendance, l’intimité et la transmission.  On passe d’un modèle moral implicite, vers une lecture concernant des mutations  du lien familial et du féminin. Sortir du cycle de la transmission” ne veut pas dire, cependant,   ne plus avoir d’enfants, refuser d’être mère, ou rejeter toute vie familiale : cela veut dire ne plus rejouer exactement la même « organisation émotionnelle. »

Cela a pu être le cas assez courant des femmes du milieu  des années soixante, qui ont vécu un tournant.  Dans ce contexte social  Uranus, symbole de l’individualisme et de  la liberté et Saturne symbole de la rigidité transmise par la loi du père étaient très forts dans les thèmes féminins  et a signifié  : sortir du mode de transmission familial qui se répète de génération en génération.   La Lune symbolisant – l’affectif, l’émotion et la mère – s’est souvent invitée dans ces thèmes d’une façon caractéristique (opposition, conjonction, carré, sesquicarré aux planètes Uranus et Saturne). Rappelons la conjonction Uranus/ Pluton en Vierge, portée par les  générations des années soixante,  a été à un moment opposée à Saturne , à Mars, pouvant s’ajouter à une lune difficile et pendant un temps Pluton–Uranus en Vierge opposés à Saturne ou à Mars en Poissons. Cela a concerné la manière d’aimer, de dépendre, de souffrir, de se sacrifier, de porter les autres, de vivre le couple, la maternité, ou la place des femmes dans la lignée.

Du fait que la « lignée  de mères », semble organisée autour de l’abandon, de femmes blessées, de dépendance affective douloureuse, de maternités fragilisées, de lien fusionnel puis de rupture, des configurations comme celles-ci parlent souvent d’une tentative psychique de sortie du cycle familial, une sortie très coûteuse intérieurement.

En effet, n’ayant pas forcément reçu un modèle sécurisant , la sortie peut prendre des formes abruptes,  solitaires, ou instables et donc chez certaines femmes, cela touche la maternité, de manière indirecte, comme ne pas vouloir devenir “la mère sacrificielle” de la lignée, ne pas reproduire la fusion, ne plus vivre uniquement à travers les enfants, refuser l’effacement de soi, ou interrompre la transmission de la souffrance : certaines retardent la maternité, ayant eu peu d’enfants, ou vivent autrement le lien mère-enfant.

Mais le cœur du mécanisme ’est plutôt “sortir du modèle psychique hérité autour de la maternité et du lien. Dans certains cas extrêmes, la psyché peut aller jusqu’à éviter totalement la maternité, ou éviter le couple durable, parce que le système traditionnel associe ces lieux à la perte, au sacrifice, à l’effondrement, ou à l’emprisonnement psychique.

Ce n’est pas automatique : certaines au contraire, avec d’autres aspects  semblent avoir cherché   à la transformer, la stabiliser, la rendre plus consciente, plus solide, moins chaotique. C’est une autre forme de réponse. 

Il existe donc plusieurs façons de sortir du cycle  : rupture, distance, autonomie radicale, ou au contraire reconstruction plus consciente, structuration, réparation du cadre familial. Les thèmes astrologiques montrent souvent  la manière choisie par la psyché pour tenter cette transformation.

D’abord les aspects Lune–Pluton–Uranus : cette combinaison associe : la mémoire émotionnelle archaïque (Lune), le traumatique, la transformation radicale (Pluton), la rupture, l’arrachement, la désaffiliation (Uranus). Dans l’axe MVI/MXII s’ajoute l’ inconscient familial, les pertes primitives/ancestrales, l’abandon, les non-dits, la dissociation, le vécu intérieur très profond.

Dans beaucoup de cas, cela correspond à une rupture précoce du lien sécurisant, un attachement discontinu, un climat émotionnel instable ou opaque, ou un sentiment  que le lien peut disparaître brutalement.

Si l’abandon en bas âge  par le père (cas des morts de la guerre), puis par la mère qui s’absente en confiant l’enfant à un parent (ce qui fut le cas de J. Hallyday) même si les raisons étaient justifiées par le travail,  sociales ou historiques, si la mère disparait, cela  peut être vécu psychiquement comme la rupture du lien primaire.

L’enfant ne possède pas encore les moyens mentaux pour comprendre et se sent perdu. Le  psychisme enregistre souvent l’imprévisibilité du lien, le danger de dépendance, la peur de l’abandon ou la confusion. C’est une manque de confiance et  « aimer » devient souvent « perdre » .

Uranus conjoint/carré/opposé à la Lune coupe, électrise, désorganise, ajoute la rupture : Cela produit souvent des personnes qui veulent le lien, mais supportent mal l’enfermement affectif, fuient quand l’intimité devient trop engageante, alternent rapprochement et rupture, ou vivent l’attachement comme une menace pour leur intégrité.

Pluton ajoute l’intensité  aussi les relations deviennent absolues, chargées, fusionnelles ou explosives, jamais simples. Souvent soit la personne se défend par le contrôle, ou par la fuite et par des coupures radicales.

Saturne  (rétrograde ou direct)  tente souvent de tenir, normaliser, contrôler, organiser la survie quotidienne : la personne peut  essayer d’être sérieuse, “raisonnable”, correcte, stable, appliquée,  mais si opposition à Uranus montre que  le fond émotionnel transmis résiste à cette organisation, d’où parfois fatigue relationnelle, impossibilité à rester longtemps dans le couple, sentiment d’étouffement, besoin de fuite, ou vie affective vécue comme « devoir plutôt que sécurité ». 

Que veut dire « sortir de ce cycle » pour une femme ?

Il  a   interruption de la répétition . Par exemple, la fille d’une mère abandonante  ne va pas abandonner  son enfant comme elle l’a été, mais  ne reproduit pas  la structure maternelle et sort du modèle traditionnel du couple stable.

Autrement dit,  la psyché refuse de rejouer le même scénario mais ne sait pas encore construire une forme  alternative sécurisante. La femme casse le cycle sans forcément trouver encore une stabilité affective paisible. On voit souvent des personnes qui tentent d’entrer dans la norme  par volonté, devoir, discipline, idéal , alors qu’une partie profonde d’elle, reste organisée autour de la rupture primitive, donc elles essaient, tiennent un temps, puis quelque chose se désorganise intérieurement. En revanche, ce type de configuration peut  apparaître dans des lignées où il existe  secrets, honte, abandon, filiation trouble, paternité absente, ou traumatisme non verbalisé.

La notion de « sortie du cycle » ne passe pas toujours par la réparation classique, ni par le modèle familial traditionnel : parfois la femme commence par refuser inconsciemment certaines formes de dépendance, interrompt la fusion, ou empêche la répétition de la soumission affective, même si cela produit   solitude, instabilité relationnelle, ou difficulté à construire un lien durable..