L’astrologie nous met face à des personnes qui ont besoin que l’on déchiffre ce qui les les fait souffrir : il faut avancer avec précautions, aussi des notions de psychologie sont nécessaires afin de faire le moins de faux pas, mais il ne faut pas sous-estimer la capacité d’une personne à se débrouiller avec son histoire.
Si nous sommes personnellement concerné et que nous voulons nous passer d’une analyse, on peut au moins s’informer des méfaits de notre inconscient qui nous joue des tours, travailler sur le problème . La personne devrait chercher une relation d’aide, s’appuyer sur quelqu’un.
Qu’est-ce qu’un complexe ? « Un complexe est une croyance créant une sous-personnalité . On appelle personnalités parcellaires ces fragments psychiques partiellement autonomes. Ce ne sont pas plusieurs personnalités au sens psychiatrique, mais des « états du moi » : l’enfant blessé, le persécuté, le sauveur, le rejeté, le contrôlant, le soumis, le révolté, etc. Ces parties restent actives dans l’inconscient et peuvent reprendre momentanément le contrôle lorsque quelque chose les réveille. La personne adulte réagit depuis cette ancienne structure émotionnelle, non pas depuis son présent conscient. Il faut beaucoup d’énergie pour le dépasser lorsqu’il est installé. C’est un conflit psychique chargé d’énergie qui se soustrait à la personnalité consciente, et la conscience n’en bénéficie pas directement et lutte contre elle. Il y a inhibition, fatigue, tension et stress. Le complexe se manifeste de deux manières : soit le système-mécanisme de défense est parfaitement intégré, ce qui crée une « complémentarité » (on en n’a pas conscience), mais la réaction est toujours visible par les autres, lorsqu’il y a de la démesure dans une attitude, alors que d’habitude la personnalité reste dans la normale et la personne concernée va toujours donner des explications qui sont un système de défense organisé s’il n’y a pas de souffrance , soit le complexe n’est pas compensé et le système de réaction surgit malgré la volonté consciente provoquant de la souffrance. .
Un complexe est toujours associé à une croyance : on ressent une gêne ou une peur qui nous empêche de nous adapter à un événement, et on ne répond pas de façon adaptée à une situation, car quelque chose d’indépendant de notre volonté nous en empêche.
Il y a le complexe intempestif ou stéréotype : dans le premier l’attitude est déclenchée par une très faible incitation, une excitation extérieure et la réaction va être « augmentée du côté subjectif » : la personne va toujours reproduire le même scénario car le stimuli produit toujours une réaction programmée car ce « complexe intempestif » signifie que la réaction surgit trop vite, de façon disproportionnée ou automatique. Une incitation minime suffit : un ton de voix, un regard, une remarque banale, une absence de réponse, une sensation d’abandon, une critique légère, etc. L’événement extérieur est parfois faible objectivement, mais intérieurement il réactive une mémoire émotionnelle déjà chargée, c’est une réaction augmentée du côté subjectif, la personne ne réagit pas seulement au présent réel, elle réagit aussi à tout le contenu affectif ancien, qui se réveille en elle. Le présent sert alors de déclencheur.*
Exemple simple : une personne ayant vécu des humiliations répétées dans l’enfance peut ressentir une remarque neutre comme une attaque profonde. Le stimulus actuel est petit, mais il active tout un réseau émotionnel ancien et la réaction devient excessive, défensive, agressive, anxieuse ou douloureuse.
Le « scénario répétitif » vient du fait que le psychisme emprunte toujours le même chemin nerveux et émotionnel. Le cerveau anticipe : « cela ressemble à ce que j’ai déjà vécu donc je vais réagir comme avant « . C’est pour cela qu’on retrouve souvent les mêmes conflits relationnels, les mêmes peurs, les mêmes choix affectifs, les mêmes ruptures, les mêmes mécanismes d’échec ou de fuite.
C’est un mécanisme psychique proche du « réflexe émotionnel » ou du « conditionnement intérieur ». L’idée centrale est qu’une partie de la personnalité peut rester figée autour d’une expérience marquante émotionnellement, devient alors autonome et réagit toujours de la même manière dès qu’un élément du présent rappelle, même vaguement, la situation d’origine.
Le mot » réflexe » est important : le psychisme crée des automatismes, comme un réflexe conditionné, la réaction finit par devenir immédiate et involontaire. Ce mécanisme explique pourquoi certaines personnes disent : « je sais que j’exagère, mais je n’arrive pas à faire autrement , c’est plus fort que moi , je revis toujours la même chose » ou « dès qu’on me parle sur ce ton, je me ferme, je me sens rejeté immédiatement « .
Le travail psychique consiste alors à identifier ce déclencheur*, reconnaître l’ancienne mémoire activée, distinguer le présent du passé, empêcher le réflexe automatique de prendre toute la place, redonner progressivement au sujet une réponse plus consciente et moins programmée.
« En astrologie « karmique » , on dira que les complexes sont des situations choisies par l’âme avant de s’incarner et que les aspects n’en sont que le reflet, mais qu’on n’est pas responsable de cette situation dans le présent. On dira en astrologie transgénérationnelle, qu’ils nous sont transmis par nos ancêtres proches ou lointains, ce qui revient à dire qu’il y a un ADN astrologique.
« On décèle les éventuels complexes en observant les aspects dissonants, indiquant un possible conflit entre les tendances et personnages signifiés par les planètes**.. car « lorsque les aspects se répètent d’une génération à l’autre, le complexe peut s’enraciner dans l’inconscient familial ». On notera par exemple souvent dans le thème un fort Saturne qui transmet de générations en générations un « complexe de culpabilité » (devoir, responsabilités, limites, frugalité).*
En fait, on voit en faisant les thèmes de familles, que l’on reçoit des aspects d’un parent, d’un grand-parent, avec modification, comme par exemple, un trigone **Soleil-Saturne, succédant à une conjonction ou opposition Soleil-Saturne sur trois générations, avec du Capricorne ASC, ou Soleil, et/ou l’axe MIV/X activé , révélant la même problématique qui se répète, l’aspect change, mais la problématique demeure, se déplace latéralement dans le thème. C’est souvent ce qu’on observe dans les transmissions comme si la psyché familiale cherchait différentes voies d’expression ou de résolution tant qu’elle reste active dans la lignée
Les transmissions ne passe pas forcément dans les mêmes maisons, mais souvent avec une équivalence maison/signe ; par exemple, une personne ayant une interception Verseau-Lion en MIV/MX, – la M IV porte le climat émotionnel et ancestral ; la MX montre ce qui doit être incarné ou visible dans le destin – un enfant nait avec une interception Cancer-Capricorne en MV/MXI : le problème est déplacé pour évoluer : l’axe MIV/X intercepté parle souvent d’un sujet qui ne sait pas encore d’où il parle et l’axe MV/XI intercepté parle d’un sujet qui ne sait pas encore à qui il appartient, ni ce qu’il peut transmettre.
La génération suivante ne recevra pas l’injonction de réussir pour la famille, mais évitera la famille pour s’épanouir en s’orientant vers des projets personnels. De ce point de vue, les interceptions sont une source de renseignements sur les problématiques: on rejette ce qu’un ancêtre à vécu parce que cela semble trop difficile.
*On appelle cela triggering : le déclenchement
** Il est bon de connaitre ce qu’on appelle les « constellations familiales » ; mère/ Lune, Saturne, père/grand père celui qui dicte la loi Soleil/pére qui donne la vie, l’idéal , Mercure fratrie , frère Mercure Mars, sœur Vénus-Mercure, Jupiter , parrain, oncle, ainé protecteur , etc).
