Technique astrologique : le rôle des nœuds lunaires

L’action des nœuds lunaires dans notre vie est capitale, qu’on le veuille ou non lorsque leur cycle se reproduit sur notre thème natal, dans le sens normal ou inversé, soit tout les 19 ans ou tous les 9 ans et demi (et un peu plus de 4 et 9 mois ans quand ils sont en carré à eux mêmes) il y a une conjugaison avec les aspects, et par le biais des régents également acteurs de nos vies, de notre psychologie.

Le signe du nœud sud n’est  jamais un signe de hasard, le régent du signe est souvent en même temps maître d’une maison angulaire, de l’ascendant, du Soleil, etc, conjoint aux acteurs principaux du thème et on peut retrouver la planète en situation de conjonction au nœud nord, signifiant un lien entre le passé et le présent-futur. Il s’agit d’un véritable acteur, comme un ascendant qui viendrait de la généalogie : on a souvent des parents qui sont nés avec le signe du nœud sud, comme pour montrer que ce nœud est dans notre ADN, et qu’on croit ou non aux vies antérieures, ces nœuds sont le lien qui nous relie à nos ancêtres. Il n’y a qu’à faire le théme des parents et grands parents pour le voir.

Voilà ce que dit Irène Andrieu pour décrire leur action.“L’agent du détonateur est le nœud nord, le processus évolutif du karma passe par là. Par son positionnement de naissance, il distribue les énergies karmiques, il indique le travail à faire, en fonction des données passées, comment ce travail sera accompli, à quelles périodes clés de l’existence ce travail pourra être effectué.

Puis, il éveille en cercles de 18 ans et demi tous les points du thème, les planètes, l’invisible qui veut s’exprimer en nous. Le Nœud Sud éveille les causes du passé, le Nœud Nord les manifeste en nous, par la confrontation aux événements,  aux rencontres actuelles.

On peut penser que ces événements seraient marqués par des transits : certaines personnes essayent de fixer leur ligne de conduite, en fonction de leur implication. Cela permet de rester vigilant à l’émergence de nouvelles situations…

Dans le cas de grands aspects aux nœuds lunaires, le sens que l’événement doit prendre en nous est indiqué dans notre thème : nous sommes sollicités à le comprendre. N’ayant pas les commandes de la situation on ne peut rien faire, particulièrement quand le nœud nord et les planètes rétrogrades sont impliqués.

Parce que les rétrogradations font la jonction entre le futur et le passé, elles nous portent à vivre des conséquences dont nous avons oublié la cause.

Les Nœuds lunaires  sont par essence rétrogrades ,allant dans le sens inverse des signes du zodiaque et, les rétrogradations, planètes qui reculent, nous obligent à réviser nos sources et à les transformer.

Ainsi les planètes directes, nous conduisent vers le futur et, les nœuds vers le passé. Ils chargent nos réactions de tous les freins, que nous nous sommes donnés un jour, l’interdiction ou non de jouir d’une situation.

C’est dans l’inconscient que vont plonger les nœuds lunaires pour nous obliger à vivre le karma. Les nœuds lunaires provoquent des mutations psychiques, des décisions mûries de longues dates, inconscientes, qui tout à coup émergent.

Ceci arrive lorsque le nœud nord transite une planète rétrograde, elle agit à rebours de l’action solaire * en s’intériorisant et, la personne a la conscience exacte de ce qu’elle doit faire, la personne lève une hypothèque karmique, cela parfois au prix d’un grand renoncement, dont la personne ne se serait pas crue capable.”

Donc, et là c’est moi qui parle, si c’est Pluton qui nous parle de notre âme (article précédent), les nœuds nous parlent du travail qu’elle a à accomplir dans cette vie, aussi il faut relier Pluton aux nœuds dans nos analyses.

Si Pluton est en aspect de carré avec les nœuds, il s’agit d’une action à faire ici et maintenant, sans attendre, notamment si Pluton est maître du nœud nord en Scorpion. Les qualités dont nous héritons au nœud sud sont réelles mais il faut les lâcher pour comprendre et aller vers la polarité en face une autre façon d’agir et de réagir qui peut paraître étrangère à notre vision de la vie, notamment lorsqu’on est jeune.

Souvent la planète régente  du nœud nord est en bon aspect au nœud nord , ou au Soleil et nous permet de faire ce grand écart. On a les outils pour travailler, si on veut bien voir le travail et le faire, la projection étant notre principal ennemi.

*rétrogradation toujours par rapport au Soleil

 

 

Technique astrologique : une vision des Poissons

Le Soleil est dans le signe des Poissons, et se trouve conjoint à Neptune, sa planète qui vient d’y entrer pour la première fois depuis 164 ans.

Le signe des Poissons est le dernier du zodiaque, ou le premier selon les bouddhistes, c’est la matrice. Il régit la maison XII, qui est la matrice, les eaux fœtales, qu’on peut aussi attribuer au signe du Cancer en IV (faut-il aussi chercher ici le début et la fin).  C’est un signe d’eau, en astrologie, l’eau symbolise les sentiments, donc des personnes sensibles. Neptune est son maître.

Je vais essayer de battre en brèche la vision caricatural des Poissons : le  signe des Poissons symbolise des êtres fragiles , quelquefois un peu paresseux, qui  peuvent s’enfoncer dans des addictions et dans la déprime quand tout le monde les laisse tomber comme tant d’artistes inspirés par Neptune et Vénus :  Michel Ange, Serge Gainsbourg à l’As, et tant d’autres comme Van Gogh né le 30 mars 1853 aux Pays Bas à  Amstelveen commune de Amsterdam à 11 h, qui l’a comme dominante au MC avec Mars/Vénus, dans une suite de planètes concentrées sur 90°.(voir aussi article précédent)

Pour moi, le signe des  Poissons est un signe de sensibilité,  délicat avec les aux autres, capable de servir. Il faut le prendre comme il est, ne pas lui demander des choses qu’il ne peut pas faire, comme haranguer une foule, ou être un leader même s’il peut être au premier rang des féministes (Mars y est en chute).

C’est un signe féminin, il convient mieux aux personnes qui sont dans le service aux autres, aussi on les retrouve dans les professions médicales ou esthétiques, si le reste du thème ne donne pas d’indications plus matérialistes, mais en fait, il y a souvent du Verseau dans le Poisson, et le côté humaniste du Verseau s’exprime bien dans le service humanitaire. 

Ma vision des poissons

J’ai souvent en face de moi des gens du signe des Poissons qui disent qu’ils regrettent de ne pas « être plus agressifs », de se laisser envahir par les gens qui profitent d’eux. Mais  heureusement qu’ils sont là pour apporter un peu de douceur  (Vénus est en exaltation dans le signe).

La Vierge, le signe opposé, a besoin du signe du signe des Poissons pour adoucir sa  vision négative de l’existence, car ce signe est un rêveur humaniste qui ne compte pas, ne critique pas, ne juge pas, tolérant et optimiste, voulant  vivre une vie paisible pleine de joie. C’est pour cette raison qu’il arrive au signe des Poissons de paraître  indifférent  au monde qui l’entoure, de s’isoler dans ses occupations personnelles, semblant ne pas s’occuper des réalités de l’existence, au contraire de la Vierge qui est toujours sur la brèche entrain de dénicher ce qui ne va pas, plutôt que de voir ce qui va bien. Durant ces périodes de rêverie, ils se ressourcent puisant en eux la force d’affronter le monde extérieur. Ici c’est Neptune qui domine.

Les Poissons sont heureux de ce qu’ils ont, ils ne sont pas matérialistes, mais quelques fois ils en souffrent, parce qu’ils ne se donnent pas les moyens d’obtenir ce dont ils rêvent. Heureusement, ils ont de la chance car la première  planète qui les a régit fut Jupiter et le destin leur donne  toujours un petit coup de pouce.

 

Technique astrologique : signe des Poissons, Neptune

Les Poissons terminent le zodiaque et l’hiver, ensuite arrive le Bélier qui le commence, au moment de l’équinoxe de printemps.

Ils sont le résultat du travail de tous les signes, ils sont la mer immense, symbolisée par Neptune,  ce n’est plus l’eau de la matrice du Cancer, ni l’eau stagnante des marais du Scorpion. C’est un signe féminin où Vénus est en exaltation.

Aussi, les Poissons  dotés d’une grande intuition, d’une forte sensibilité,  ressentent les événements à l’avance, comme l’eau fait beaucoup de cercles sous l’impact d’une pierre qu’on a lancé, ils ressentent  les émotions fortement et longtemps,  bien qu’ils soient toujours à l’écoute d’autrui, généreux et empressés.

A cause de cela, ils éprouvent un profond besoin d’intimité, de solitude et peuvent se sentir émotionnellement épuisés si les contacts avec les autres sont trop fréquents, trop longs. Ils peuvent manquer d’air, être bouleversés émotionnellement par ce qu’ils ne manquent pas d’observer, d’entendre, les dérange quelquefois, même s’ils ne prennent pas la peine d’intervenir,  pensant qu’ils ne sont pas là pour changer le monde. Aussi leur humeur peut changer rapidement.

Les Poissons se réfugient dans leurs univers, se mettent de côté, paraissent distants et froids, alors que c’est le contraire qui se passe en eux.

Ils sont très souvent sous l’emprise de l’angoisse, ce qui peut provoquer chez eux certains troubles physiques. Ils perdent pied et leurs pieds leur font mal.

Il ne faut jamais oublier la polarité, représentée par le signe opposé. On peut avoir des Poissons un peu Vierge, concrets et efficaces dans tous les domaines  mais surtout dans le  service, et ils ont souvent des angoisses qui se transmettent à leur système digestif.

Lorsqu’il y a  beaucoup de planètes en Poissons et, une maison XII importante, Neptune dominant, comme en aspect au Soleil, à l’ascendant, au milieu du ciel, il peut y avoir cette tendance à ne pas penser à soi-même, à ne pas être dans son corps, à ne pas être dans son ego : “prenez, prenez”.

Jupiter ,  ancien maître avant la découverte de Neptune, ne produit pas cet effet, il reste dans le concret. D’ailleurs il vaudrait mieux qu’il cède la maitrise à Neptune, car un Poissons est avant tout un neptunien (voir après). On peut noter que Neptune en aspect à un point important du thème comme le Soleil ou l’ascendant porte l’individu à agir en résonance durant la durée du passage (c’est une ambiance, plus que des événements et l’orbe doit être élargit, à un temps assez long du fait de la lenteur de la planète), tandis que le Neptune personnel dans le signe au moment de la naissance apporte durant la vie du porteur les vibrations types de Neptune, son originalité, sa fantaisie, son inspiration.

Les Poissons peuvent oublier leur mortalité, c’est la raison pour laquelle la maison XII peut être appelée, la maison de la “désintégration de l’être, du moi,” c’est ce qui arrive quand on oublie son ego, son être, le moi, le à moi, aussi Neptune et les Poissons et la maison XII sont l’illusion.

Le signe des Poissons est notre moi infini spirituel, pas de murs, pas de frontières, les addictions qui donnent le sentiment d’être relié, cela peut se manifester de plusieurs façons : normales et autorisées, ou d’autres  qui sont plus dangereuses.

Au niveau physique, cet aspect si beau d’absence d’ego est le système immunitaire, qui est faible, il y a manque de frontières, les Poissons sont  attaqués par les virus, les parasites. Malgré tout, les Poissons sont un signe protégé grâce à Vénus ici exaltée.

Des hommes ont prouvé cette force invisible, qui leur a permis d’exprimer un « Yes we can » comme Martin Luther King,  Edgard Cayce (voir thème dans ce blog), qui grâce à ses dons, passait de l’autre côté du miroir pour chercher ses informations nécessaires.

Les Poissons sont comme le Cancer un signe de ressenti et d’esthétisme car Neptune les inspire, ils sont musiciens comme Serge Gainsbourg, ou donne des génies comme Michel Ange.

Actuellement, entre 2010 et 2023 Neptune, la planète des poissons est dans son domicile,  la maison XII, maison de la matrice, du projet sens, de l’isolement voulu ou non. Neptune une planète humide, est mieux dans un signe d’eau, comme on l’a vu elle va porter à la rêverie et à la création artistique, si le thème le permet. Elle met la question de la foi au centre des débats, pour ceux qui croient comme pour ceux qui ne croient pas.

Au niveau personnel, cela devient une question sociétale alors que d’habitude, c’est dans le domaine de l’intime. Plus profondément, on peut se sentir flou, indécis, sans repère, chercher nos liens, nos attaches ou au contraire les rejeter en prenant des produits dopants pour oublier le malaise, la maison en cause permet aussi de préciser. Nous nous trouvons dans une période où la religion tient le haut du pavé dans les débats : plusieurs pays ont remis en question la laïcité.

Auparavant, de 1850 à 1863,  quand Neptune fut déjà en Poissons, le XIXém siècle voit apparaître les grandes migrations vers les états-Unis, à la recherche d’un Eldorado. C’est l’époque de la ruée vers l’or qui dure 8 ans lorsque J. Sutter, un immigré découvre un gisement sur son moulin en Californie (on sait la quantité d’eau qu’il faut utiliser pour trouver de l’or). L’or est le nouveau credo.  On a vu que cela mena les chercheurs infructueux à la folie. La folie est un des avatars des Poissons apporté par Neptune. 

La synchronicité veut que la période voit la naissance du père de la psychanalyse, Sigmund Freud qui va changer de manière radicale la façon de traiter les personnes en souffrance psychologique : dans son thème, Neptune angulaire dans la maison IV est leader des planètes du dessin en “seau”, Neptune est en opposition à  Mars rétrograde,  premier maitre de l’ascendant.

Freud va supplanter le domaine religieux, pour les générations à venir, il crée en quelque  une nouvelle idéologie avec la psychiatrie, elle envahit les médias, cela devient une pensée qui domine notre culture occidentale.

Vincent Van Gogh, né le 30 mars 1853 en Hollande à  Amstelveen à 11 h, Soleil Bélier, AS Cancer avec un Neptune en Poissons, en secteur IX,  sesqui carré AS, maitre du MC où se situe Vénus, son art, conjoint Mars Maître de son Soleil, montrant son inspiration.

Il a la conjonction rare des lentes Uranus Pluton et Saturne en Taureau avec la lune noire en Bélier, l’axe des nœuds se situent en VI/XII dans les signes du Sagittaire et des Gémeaux en carré avec la conjonction Vénus Mars, la Lune étant maitre de l’AS se situe au Nœud sud, montrant une problématique affective, un manque d’adaptation.

lire aussi dans le blog l’article technique astrologique : http://versusconformita.livehost.fr/2017/04/01/technique-astrologique-neptune-en-signe-exemples/

Pluton sur le chemin de vie

Avant de parler de finalité de vie, je rappelle ici la phrase d’Elie Wiesel : « Nous ne devons voir aucun individu comme une abstraction. Nous devons au contraire voir en chacun, un univers avec ses propres secrets, ses propres trésors, ses propres sources d’angoisse… ».

Jeff Green, astrologue humaniste américain attribue la symbolique de l’âme à la planète Pluton.

Le cycle de Pluton s’effectue en 248 ans, mais chacun constate sa formidable action dans la vie individuelle.

La Lune a toujours été citée par les poètes comme étant le “reflet” de l’âme. La Lune étant éclairée par le Soleil, l’âme serait le Soleil? Le Soleil est le conscient, tandis que la Lune est l’inconscient. L’inconscient* peut-il être spirituel ? On y met tout ce qui est refoulé, l’âme fait-elle partie du refoulé?

En astrologie, la Lune symbolise nos besoins basiques, nos émotions, notre “animalité” qui a besoin d’être nourrie, soignée. C’est bien tout le contraire de la spiritualité !

Bref, où trouve-t-on l’âme? Il faut entrer en nous et faire silence pour la contacter. C’est le lieu où tout s’enclenche, soit de notre fait, soit du fait de la vie qui la touche ou la bouscule; ce n’est pas dans le mental que cela se passe, c’est tout notre être qui est touché.

Les causes peuvent être diverses, et varient en fonction de l’individu. Certains sont k.o dès qu’ils sont touchés au porte-monnaie, certains privés d’action deviennent fous, d’autres ne vivent que pour leur mère, d’autres pour leur femme, les besoins basiques sont tous les mêmes: sécurité, amour, besoin de reconnaissance.

Et seulement pour quelques uns d’entre nous: besoin de dépassement. Et, souvent ces derniers passent pour des illuminés. Il faut bien le dire, les biologistes font de l’homme, des êtres animés, pourvus d’une certaine intelligence supérieure aux grands singes, et c’est tout.

Mais en astrologie humaniste, nous cherchons l’âme, ou quelque que soit le nom qu’on peut donner à cette parcelle de lumière qui nous permet de survoler le matérialisme.

Pluton dit ce que veut notre âme et, il faut l’analyser par rapport au nœud sud qui serait notre précédente incarnation.

« La position de Pluton décrit des schémas identitaires pré-existants, vers lequel l’individu se dirige dans cette vie; je viens au monde chargé de vies antérieures – mon hérédité spirituelle – mon âme n’est pas une page blanche, du coup, j’agis déjà d’une façon unique mais je n’oublie pas que je suis dans les fidélités familiales de choses qui me sont transmises inconsciemment.

Dans cette perspective d’évolution, Pluton n’est pas une ogresse qui vient détruire nos fondements, au contraire, la planète fait partie de nous, comme l’élément le plus spirituel et le plus ancien, celui qui nous mène vers ce que nous devons devenir pour nous réaliser durant notre incarnation avec nos déboires, qui sont des pas vers notre réalisation.

Pour le vivre le mieux possible, nous devons travailler sur son point de polarité  dans l’axe de signes et de maisons pour essayer d’agir sur ses  schémas “figés”, c’est le mi-chemin de sa motivation en accord avec le nœud nord qui est la finalité de notre incarnation.”

“Le nœud sud ce sont des situations non réglées dans l’arbre, des traumatismes non cicatrisés, liés au projet de l’âme, et au nœud nord on peut transcender, car c’est lié au projet du Soleil.” Cette dernière phrase étant de  l’astrologue Martine Barbault.

On pourra peut-être trouver une planète dans sa maison qui sera une clé, placée là pour avancer ou au contraire qui alourdira, donnant les indices sur les vies précédentes. Nous le faisons sans doute inconsciemment, ce qui fait que nous évoluons par ce secteur de notre vie de gré ou de force, chaque fois qu’une crise nous met plus bas que terre.

“Pour comprendre, il faut chercher dans quelle(s) maison(s) cela se situe, selon le processus habituel, maison, signe, aspects car “le nombre et le genre d’aspects que forment Pluton avec le reste du thème détermine le rythme de l’évolution de l’individu pour cette vie”.

Les expériences associées dans les maisons en aspects ont déjà subis le travail d’évolution. La nature de l’aspect parle de l’attitude que l’individu a adoptée face au processus d’élimination des barrières qui empêchait la croissance de la fonction planétaire en question. Dans l’exemple de la Lune en aspect à Pluton, il s’agit de la fonction de la Lune. Par exemple, la Lune opposée à Pluton suppose une difficulté à entrer en relation avec ses besoins profonds de maternage sans y mettre une entièreté et une passion destructrice.

Cependant, un trigone Lune-Pluton peut mettre l’individu dans un confort qui fait qu’il ne remet jamais en question un mode de faire qui s’est installé avant sa naissance et ne conçoit pas qu’il pourrait y avoir une autre manière d’agir qui pourrait mieux convenir à son entourage, qui peut en souffrir. Il fonctionne sur le mode passion destructrice sans en ressentir les effets. La réponse de l’individu à l’impulsion de la force d’évolution dépend de son thème, mais elle est le reflet et se reflétera dans ses valeurs et ses croyances, selon qu’un individu privilégie le moindre effort ou l’importance de la croissance personnelle trouvant dans l’épreuve une occasion de s’adapter aux circonstances afin de comprendre ce que la vie veut lui dire, en essayant de ne pas adopter une attitude amère, revancharde ou frustrée et de ne pas retomber dans des comportements répétitifs et compulsifs afin d’avancer.

Dans le thème ci-dessus on voit cette opposition Lune Pluton dans l’axe de l’argent, la question financière est au centre de l’équilibre de la personne en cause, mais c’est le seul aspect difficile, les autres étant des trigones, mais rappelons que cette facilité peut aussi être un piège pour son évolution, la personne pensant que tout lui est dû. Or ici on voit que Pluton est le régent ou maitre du nœud nord en Scorpion dans la maison IV, et on voit que la Lune conjointe à Mars suppose de grandes dépenses et rentrées d’argent en VIII. Au niveau de la finalité décrite par le nœud nord, il faudrait comprendre que l’accent est mis sur les valeurs du foyer, les valeurs lunaires. Il ne s’agit pas tant de la valeur de ce que l’on met dans les assiettes, mais de la façon dont on sert lors des repas .

* Celui qui nie l’existence de l’inconscient suppose en fait que nous connaissons aujourd’hui totalement la psyché. Et cette supposition est d’une fausseté aussi évidente que la supposition que nous connaissons tout ce qu’il y a à connaître de l’univers  physique.

Notre psyché fait partie de la nature et son énigme est aussi dépourvue de limites. Il en résulte que nous ne pouvons définir ni la psyché, ni la nature. » C.G. Jung ” L’homme et ses symboles ”

Vous avez aimé? alors cliquez sur j'aime

Pour guérir il faut être acteur de sa guérison

homme de vitruve 2Bien des personnes n’acceptent pas la somatisation comme une manifestation sérieuse d’une crise existentielle.  La maladie est, ce que l’organisme a trouvé de mieux pour exprimer ce qu’il ne sait pas dire par des mots, on en a donc fait un jeu de mots : la maladie, c’est le mal qui parle dans notre corps pour nous signaler ce qui ne va pas, on a dit qu’il fallait soigner les maux par les mots. Une fois qu’on a fait rire les sceptiques, voilà ce qui se passe, nous dit Eric Tognoni – psychanalyste, Site : “Au cœur du sens”

La somatisation est le moyen mis en œuvre par l’organisme pour se protéger de trop grandes tensions psychiques.

Déchiffrer le mécanisme de la somatisation oblige à cesser de vouloir compartimenter l’individu, de le diviser en tranches comme si l’on soignait que des éléments indépendants, séparés de la considération de l’ensemble. Et malgré les progrès d’une médecine toujours plus performante dans ses applications techniques, la somatisation et son cortège de symptômes reste un des aspects les plus fréquents concernant les plaintes observées en consultations de médecine générale.

Que dire alors des manifestations corporelles (comme des crises de panique) qui accompagnent le vécu des patients au cours des séances de psychothérapie ?

Par conséquent, l’absolue nécessité d’envisager une approche globale montre une passerelle entre les différents niveaux de fonctionnement d’une personne, lorsque les maux du corps retentissent sur les blessures de l’âme.

Comment ça marche ? Le mécanisme est subtil et reflète la complexité de l’Être.

En principe, l’état d’équilibre de notre corps obéit aux lois de la physique et de la chimie, tout comme notre psychisme est sous l’emprise de forces conscientes et inconscientes. La régulation harmonieuse de ses forces génère des sensations de bien-être et un sentiment de faire face aux événements de la vie. Pour nombre d’entre nous, cette perception est le fruit d’une adaptation permanente des tensions courantes qui sont ressenties entre notre vie intérieure et les fluctuations de la vie extérieure.

En cas de perturbations trop importantes les angoisses et les tensions deviennent trop fortes et dérèglent la stabilité mentale qui se trouve alors en danger. La conscience, prise en défaut d’acceptation refuse et, refoule l’énergie de la menace dans l’inconscient. Les forces internes se bouleversent et, l’équilibre du fonctionnement de l’appareil psychique est rompu. Comme de toute façon l’énergie de la tension doit forcément s’exprimer, elle produit un symptôme qui apparaît sous la forme d’une manifestation corporelle. C’est le processus de somatisation*.

Enummèrer toutes les formes de somatisation serait fastidieux tant chaque individu réagit aux événements de la vie d’une façon qui lui est spécifique. Cependant, les troubles somatiques concernent habituellement la physiologie des systèmes cutané, articulaire, gastrique, neurologique et sexuel.

Par exemple : l’association de douleurs atypiques localisées aux niveaux du dos, des articulations, de la tête…, l’existence de nausées, de vomissements, de diarrhées, tous les troubles  sur le plan sexuel.

D’autres manifestations apparemment neurologiques peuvent signifier une somatisation  la « boule dans la gorge » ou « le nœud » à l’estomac, la perte de la sensibilité tactile, des hallucinations, une amnésie. Le psoriasis et l’eczéma sont aussi le reflet somatique de troubles anxieux qui se dévoilent au niveau de la peau.

Dans le meilleur des cas, la somatisation se manifeste sous des aspects bénins et réversibles, les symptômes revenant souvent avec la même forme : crises d’asthme, hypertension, coliques et, douleurs…

Par la suite, l’évolution vers une chronicité se fait conjointement avec l’affaiblissement des défenses naturelles de l’organisme. C’est la porte ouverte à l’installation de maladies psychosomatiques souvent graves de part leur irréversibilité, comme les maladies auto-immunes et les maladies cancéreuses dont l’évolution peut conduire jusqu’à la mort. Comment repérer la somatisation ?

Cette sinistre progression peut s’éviter dès que l’on s’applique à porter une attention aiguë aux symptômes. Pour cela, il faut dans un premier temps savoir s’écouter et s’arrêter. Il n’est pas question ici d’encourager quelconque forme de nombrilisme ou de légitimer l’hypocondrie, mais plutôt de développer une conscience corporelle qui aura pour but de se laisser guider vers la présence d’un conflit qui se joue en arrière plan dans la profondeur de l’inconscient.

L’objectif ambitionne le rétablissement de l’équilibre entre le mental et le ressenti corporel. Mais le chemin est long et sinueux. En effet, énormément de personnes se sentent « coupées » de leurs sensations, révélant leurs présences que lors de l’apparition de la douleur. Il est bien souvent trop tard. Le processus de somatisation est déjà en route. Faire attention à ses sensations est accessible et, le message spécifique qu’elles nous adressent vaut largement le fait d’être entendu. Il faut donc commencer par nous mettre sur « pause », sentir et ressentir

C’est établi, le corps a la capacité d’exprimer à grands « cris » la souffrance psychique. Les symptômes signent alors un langage symbolique bien spécifique qui conduit inexorablement à la rencontre des émotions et des sentiments refoulés. Son décryptage mène vers une conscience claire et lucide des conflits inconscients. A charge pour chacun, avec l’aide d’un thérapeute si nécessaire, de déterminer le sens et d’y remédier.

Aussi, comprendre la somatisation est d’un intérêt majeur : libérer l’énergie du conflit comme le ferait une soupape pour permettre à nouveau l’équilibre. L’enjeu d’un retour à la stabilité du fonctionnement du psychisme est à ce prix.

Voici quelques exemples significatifs relevés lors de psychothérapies que j’ai pu menées. Viviane me consulte pour une sensation d’étouffement associée à une boule permanente dans la gorge (symptôme corporel)…Chez cette femme de 32 ans, les symptômes manifestent la souffrance d’une naissance difficile avec étranglement par le cordon ombilical, (conflit psychique inconscient). Pascale 41 ans, souffre d’une maladie rhumatismale généralisée associée à une dépression existentielle (symptôme corporel). Un lourd secret de famille concernant les circonstances dramatiques du décès d’un enfant, traduisait une énergie destructrice contre elle-même et exprimée par le processus inflammatoire (conflit psychique inconscient). Les psychothérapies menées ont permis d’améliorer considérablement l’état des ces patients.

S’occuper de guérir uniquement le symptôme sans s’attacher à la cause diffère la souffrance. Par conséquent, le traitement de la somatisation impose une démarche profonde et globale. L’association d’une psychothérapie analytique à la dimension psycho-corporelle est souvent très efficace.

Le thérapeute considère l’histoire du patient tout en travaillant les lieux du corps où se manifestent les douleurs et les tensions. Ici, le « toucher » prend toute sa place et permet l’éveil des émotions et des sensations. Le but étant de donner au patient la possibilité de dire son ressenti afin de conscientiser les résistances internes.

Une autre approche thérapeutique concerne la pratique de séances de sophrologie et la relaxation : ces méthodes corporelles restaurent l’équilibre psychosomatique. Enfin la mise en situation lors de jeux de rôle favorise la prise de conscience des conflits refoulés.”

 

*”Le trouble de somatisation entre dans la catégorie des troubles somatoformes, c’est-à-dire caractérisés par des symptômes physiques dont l’origine est mentale. Également appelé syndrome de Briquet, le trouble de somatisation correspond généralement à des atteintes physiques provoquant des plaintes douloureuses d’ordre sexuel, neurologique ou intestinal.

Généralement, les individus atteints par ce type de troubles consultent régulièrement le corps médical afin de trouver un traitement. Ils peuvent également présenter des difficultés sociales voire professionnelles. La pratique d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) reste le traitement le plus adapté pour enrayer un trouble de somatisation.

Il arrive que les patients entraînent l’institution médicale dans leur pathologie, et pour certains, qu’ils y réussissent et amènent l’institution à fonctionner en retour dans le passage à l’acte : Nous prendrons comme exemple de passage à l’acte médical la création récente de deux syndromes : la fibromyalgie et le S F C (syndrome de fatigue chronique). Ils se recoupent de telle manière qu’il est parfois difficile de les distinguer.

Ils sont ainsi décrits : des douleurs diffuses, sans cause trouvée, la fatigue,  des troubles du sommeil, la tristesse, l’anxiété. Dans le cas de la fibromyalgie, l’accent est mis sur les douleurs, tandis que pour le Syndrome de la Fatigue Chronique, c’est la fatigue qui est au premier plan.

« La dépression peut souvent provoquer des douleurs et de la fatigue. Ainsi, la fibromyalgie a-t-elle été souvent diagnostiquée, à tort, comme dépression. Pendant des années il n’y avait aucune évidence d’anomalie physique dans les cas de fibromyalgie et, certains médecins en avaient conclu que les symptômes avaient une cause psychologique. De plus, certains tests psychologiques ont interprété les douleurs et la fatigue propres à la fibromyalgie comme signes de dépression plutôt que signes d’une maladie physique.»

Les éléments, mettent en évidence les causes d’un refus de la dépression  :que la demande se situe dans le champ du somatique, nous en avons l’habitude, mais ici ces défenses sont encouragées et renforcées par ce que j’appellerais le passage à l’acte médical, à savoir le déni du psychisme et, le recours au corps réel comme mécanisme de défense contre la peur…

D’autre part, il s’agit d’une méconnaissance du rôle du symptôme dans l’économie psychique et d’un déni de l’ambivalence par rapport à la « guérison ». Dans ce contexte le patient n’est pas considéré comme sujet dans son histoire et dans une relation thérapeutique, mais objet passif de la médecine.”

En un mot, pour guérir il doit être acteur de sa guérison.